La riposte contre la maladie à virus Ebola se poursuit en République démocratique du Congo, où les autorités sanitaires observent une évolution encourageante de la situation épidémiologique. Le Centre des opérations d’urgences sanitaires (COUSP), relevant de l’Institut national de santé publique (INSP), affirme que les mesures de surveillance, de prise en charge et de dépistage restent actives dans les zones affectées.
Au cours d’une conférence de presse, le directeur général du COUSP, Christian Ngandu, a fait le point sur la réponse mise en place face à l’épidémie provoquée par le virus Ebola de type Bundibugyo. Il a notamment relevé les effets positifs des différentes interventions, particulièrement la vaccination ciblant les professionnels de santé ainsi que les personnes ayant été en contact avec des cas confirmés.
« Nous sommes dans une tendance vers la baisse, mais cette tendance doit être confrontée avec le temps », a déclaré Christian Ngandu. Le responsable du COUSP a appelé la population, les prestataires cliniques et l’ensemble des acteurs engagés dans la riposte à maintenir les efforts afin d’éviter une nouvelle flambée.
Selon les données communiquées par le COUSP au 9 septembre 2026, la RDC comptait 6.843 cas confirmés, dont 900 patients encore hospitalisés. Le bilan fait également état de 1.611 personnes guéries et de 3.310 décès, soit un taux de létalité de 48 %. La proportion des contacts suivis est, quant à elle, estimée à 85 %.
L’épidémie demeure présente dans 61 zones de santé réparties dans six provinces. L’Ituri reste la province la plus affectée. En parallèle, la campagne de vaccination se poursuit sur le terrain. À ce stade, 1.582 personnes ont déjà reçu le vaccin contre le virus Bundibugyo.
Sur le plan logistique, le COUSP indique que la RDC dispose actuellement de 70.000 doses de vaccin sur les 500.000 attendues. Parmi ce stock, 20.000 doses sont destinées aux activités de recherche, tandis que 50.000 sont réservées aux opérations de vaccination dans les zones concernées.
Pour renforcer davantage la riposte, le gouvernement a également adopté un plan révisé de 180 jours, évalué à 1,2 milliard de dollars américains. Cette stratégie mobilise plusieurs secteurs, notamment la santé, les affaires humanitaires, l’éducation, la communication, la pêche et l’élevage ainsi que l’environnement et les transports, avec une attention particulière accordée au transport fluvial.
Face à la persistance de la circulation du virus, le COUSP insiste sur la nécessité d’une mobilisation collective. Il invite ainsi la population à adhérer pleinement aux mesures de riposte et à faire confiance aux dispositifs mis en place afin de contenir l’épidémie et empêcher une nouvelle progression du virus Bundibugyo en RDC.



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