L’Institut national de santé publique (INSP) a fait le point, lundi 19 octobre 2026 à Kinshasa, sur l’évolution des principales menaces sanitaires en République démocratique du Congo. Présidée par son Directeur général, le Professeur Docteur Mwamba Kazadi Dieudonné, la réunion de coordination stratégique multisectorielle a porté notamment sur la maladie à virus Ebola, le choléra et la rougeole, avec un accent sur le renforcement de la surveillance et des dispositifs de riposte.
Concernant la maladie à virus Ebola, le bilan cumulé à la semaine épidémiologique 41 dépasse les 9 400 cas et les 4 560 décès, pour une létalité avoisinant 48 %. Plus de 2 500 personnes ont été guéries, tandis que le suivi des contacts atteint environ 88 %. Huit provinces sont désormais touchées, dont le Nord-Ubangi, où les dispositifs de riposte sont en place et doivent être renforcés.
La réunion a également relevé une notification supérieure à 50 % dans cinq zones de santé. Des interventions d’envergure se poursuivent notamment à Katwa, Rwampara, Madima et Bunia, afin d’intensifier la surveillance épidémiologique et les activités de riposte.
S’agissant du choléra, environ 2 330 cas ont été notifiés au cours de la semaine 41, soit une légère baisse par rapport à la semaine précédente. Les provinces endémiques de l’Est du pays concentrent près de 80 % des cas rapportés. Des équipes ont par ailleurs été déployées dans la province de la Tshuapa pour mener des activités de riposte. En parallèle, les préparatifs d’une campagne de vaccination synchronisée avec la République du Congo se poursuivent le long du corridor fluvial reliant les deux pays.
Pour la rougeole, la tendance est également à la baisse, avec environ 385 cas enregistrés à la semaine 41, contre plus de 680 la semaine précédente. Cette évolution rapproche les autorités sanitaires de l’objectif de moins de 500 cas hebdomadaires. Les activités de vaccination contre la rougeole et la rubéole, organisées dans trois blocs, contribuent aux efforts de contrôle de l’épidémie.
Au regard de cette amélioration, la désactivation du système de gestion de l’incident (SGI) rougeole pourrait être envisagée, sous réserve d’une évaluation de la situation épidémiologique et de la validation des critères requis.
Par ailleurs, la réunion a permis au Directeur général de l’INSP d’apporter des éclaircissements sur les préoccupations relayées dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant la traçabilité des 700 millions de dollars évoqués en lien avec Africa CDC et la riposte contre Ebola. La traçabilité et la redevabilité des ressources mobilisées demeurent des enjeux importants dans la conduite de la réponse sanitaire.
À travers cette réunion hebdomadaire, l’INSP réaffirme son engagement à renforcer la coordination multisectorielle, à assurer le suivi des menaces sanitaires et à soutenir les interventions destinées à protéger la population congolaise.



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