À l’occasion de l’exercice de Redevabilité marquant la première année d’action du Gouvernement Suminwa II, la Ministre déléguée en charge des personnes avec handicap, Me Irène Esambo Diata, a dressé le bilan des réformes engagées en faveur de l’inclusion sociale, de l’égalité des chances et de l’autonomisation des personnes vivant avec handicap en République démocratique du Congo.
Selon elle, l’action gouvernementale vise à consolider les réformes permettant aux personnes vivant avec handicap de participer pleinement au développement économique, social et politique du pays. Économie
Parmi les réalisations majeures de cette première année, la Ministre a mis en avant les progrès enregistrés dans l’application du quota de recrutement des personnes vivant avec handicap dans la fonction publique.
Elle a cité l’exemple du Haut-Katanga, où le ministère de l’Emploi est allé au-delà du quota légal de 5 % en recrutant jusqu’à 10 % de personnes vivant avec handicap dans certaines opérations de recrutement.
Cette dynamique s’étend progressivement à d’autres secteurs de l’administration publique, notamment dans les processus de recrutement liés au recensement national, où des candidatures de personnes vivant avec handicap ont été identifiées et retenues.
Pour Irène Esambo Diata, ces avancées traduisent une évolution positive des politiques publiques sous le leadership du Président Félix Tshisekedi, même si des défis demeurent pour généraliser l’égalité des chances.
Le handipreneuriat, nouvel axe d’autonomisation économique
La Ministre déléguée a également présenté le développement du handipreneuriat comme une réforme structurante destinée à favoriser l’autonomie économique des personnes vivant avec handicap. Économie
Elle a annoncé la création d’une institution publique dédiée à l’apprentissage des métiers, au handipreneuriat et à l’innovation, avec pour objectif de renforcer les compétences professionnelles des bénéficiaires et de soutenir leurs initiatives entrepreneuriales.
Dans le même élan, son ministère a lancé une campagne nationale consacrée à l’élaboration de plans d’affaires simplifiés afin de faciliter l’accès des personnes vivant avec handicap aux dispositifs d’accompagnement entrepreneurial.
Elle a insisté sur l’importance d’ouvrir les mécanismes de financement et de crédit aux handipreneurs afin de leur permettre de transformer leurs compétences en activités génératrices de revenus.
Sortir les personnes vivant avec handicap de la rue grâce à l’autonomisation
Irène Esambo Diata illustre cette politique d’autonomisation par le cas de personnes aveugles et malvoyantes formées à la massothérapie mais contraintes, faute d’opportunités professionnelles, d’exercer des activités de survie dans la rue.
À travers les nouveaux mécanismes d’entrepreneuriat et de formation, son ministère entend accompagner ces personnes vers la création de centres de massage, l’intégration dans les établissements de santé ou le développement de leurs propres activités économiques.
La reconnaissance nationale et l’orientation professionnelle des militaires et policiers devenus handicapés
Parmi les perspectives de son secteur, Me Irène ESAMBO Diata est revenu sur la reconnaissance de la Nation et l’orientation professionnelle de ces militaires et policiers devenus handicapés de suite de leur engagement pour la Patrie.
À cet effet, elle pris l’engagement d’honorer ces compatriotes dès l’année prochaine.
« Je ne peux pas clôturer mes propos sans parler des militaires et policiers devenus handicapés pour avoir servi sous le drapeau. Nous avons travaillé pour que la Nation leur reconnaisse pour leur bravoure. Et ce, à travers la Médaille de la vaillance pour la Patrie créée par le Chef de l’État à travers une ordonnance loi et que la Première Ministre a déjà signé un décret qui organise l’octroie de cette médaille. Viendra ensuite leur réorientation professionnelle. Et c’est là qu’interviendront la Formation professionnelle, l’emploi adapté à ceux qui, hier étaient colonels, majors, etc, mais devenus handicapés pour avoir servi la Nation. Ils deviendront ensuite entrepreneurs et créeront des emplois pour les autres », a-t-elle déclaré.
Et d’ajouter : « Je prends l’engagement pour qu’à partir de l’année prochaine, cette médaille soit remise aux concernés, suivie de leur réorientation professionnelle ».
Elle a toutefois souligné que l’ampleur de cette transformation dépendra également de la mobilisation des ressources budgétaires nécessaires pour soutenir ces programmes.

