Dans le cadre de sa campagne en faveur du changement de constitution, le parti Nouvel Élan a organisé, ce samedi puis ce dimanche, une série de meetings et marches populaires dans plusieurs villes du pays, notamment à Uvira, Kisangani, Tshikapa, Matadi, Gungu, Mwene-Ditu, Kenge, Kisantu, Idiofa et Mbuji-Mayi.
À travers ces activités, la formation politique du vice-Premier Ministre Adolphe Muzito entend démontrer son implantation nationale tout en réaffirmant son soutien au changement de la Constitution afin de corriger ce qu’elle a toujours qualifié de « péché originel » depuis 2016.
À Uvira, le coordonnateur provincial de Nouvel Élan, Dieu Merci Nganya Muendo, a soutenu que la Constitution actuelle n’avait pas vocation à s’inscrire dans la durée.
« Cette Constitution devrait être une loi fondamentale juste le temps d’une transition, et non devenir définitive puisque l’Assemblée constituante qui l’avait adoptée et le Président de la République qui l’avait promulgué n’était pas élus du peuple», a-t-il déclaré devant les militants.
À Mwene-Ditu, Mme Veve a insisté sur la souveraineté populaire dans le débat sur les réformes institutionnelles.
« Ce n’est pas à un groupe de politiciens de décider ce que l’on peut ou ne peut pas changer. Seul le peuple, dans sa majorité, détient cette prérogative. Le chef de l’État n’exclut pas de l’interroger le moment venu à travers un référendum. Nous, partisans d’Adolphe Muzito, sommes prêts à nous exprimer dans les urnes et voulons avoir une Constitution qui vient du peuple et promulguée un Président élu et non un Président de fait comme c’était le cas en 2006 quand Joseph Kabila l’a promulguée avant d’avoir été élu démocratiquement », a-t-elle affirmé.
De son côté, à Gungu, le député provincial Fulume Mule Buyangangolo, accompagné de Patrick Muzito, a rappelé l’ancienneté de la position défendue par le parti sur la question constitutionnelle.
« Ce n’est pas aujourd’hui que Nouvel Élan parle du changement de la Constitution. C’est depuis 2016. Notre leader Adolphe Muzito, un nationaliste Lumumbiste pur sang, a même signé plusieurs tribunes sur cette question. Nous n’avons donc pas adopté une position opportuniste, mais nous restons fidèles à notre ligne politique. Depuis toujours, nous considérons que cette Constitution est un texte illégitime et qu’il faut corriger ce péché originel », a-t-il déclaré.
Ces différentes interventions, intervenues dans la foulée de la grande manifestation organisée récemment par le parti à Kinshasa, ont servi à réaffirmer la ligne de Nouvel Élan en faveur d’une révision de la Constitution, tout en mettant en avant l’idée d’une consultation populaire à travers un référendum pour trancher la question.
La mobilisation se poursuivra dans plusieurs villes et chefs-lieux du pays. Délégué par l’ initiateur du parti, son excellence Adolphe Muzito, le secrétaire général Me Blanchard Mongomba est attendu dès le 6 juin pour une tournée dans l’espace Grand Équateur autour de la même thématique.

