Kinshasa, 18 mars 2026 — Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel-Roger Kamba, a procédé mercredi à Kinshasa au lancement de la Première Journée nationale sur la mutualisation des hyperspécialités, une initiative visant à améliorer l’accès aux soins spécialisés à travers la République démocratique du Congo.
Ces assises réunissent des médecins spécialistes venus du pays et de la diaspora, des responsables d’établissements hospitaliers ainsi que des décideurs publics, autour de la problématique de l’accès équitable aux soins de haute technicité.
Dans son allocution, le ministre a dressé un tableau préoccupant de la situation sanitaire nationale, révélant que 17 des 26 provinces du pays ne disposent d’aucun médecin spécialiste. Une réalité qui met en évidence de profondes inégalités dans l’offre de soins et renforce la nécessité de réponses innovantes.
Face à ce défi, le gouvernement mise sur la stratégie de mutualisation des compétences médicales. Celle-ci vise à organiser les spécialistes en pôles capables d’intervenir de manière coordonnée sur l’ensemble du territoire, en fonction des besoins exprimés.
Le ministre a, à cette occasion, salué la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, qui place la santé parmi les priorités nationales. Cet engagement se traduit notamment par la mobilisation de financements importants, dont un partenariat avec les États-Unis d’Amérique portant sur près de 999 millions de dollars sur cinq ans, complété par une contribution gouvernementale estimée à 300 millions de dollars, soit une enveloppe globale d’environ 1,2 milliard de dollars destinée à renforcer le système de santé.
Au-delà de la question des ressources humaines, le gouvernement poursuit également des réformes structurelles dans le cadre de la Couverture Santé Universelle. Celles-ci incluent la mise en œuvre de mécanismes de financement innovants, tels que la Taxe de promotion de la santé (TPS), ainsi que le déploiement progressif de l’assurance maladie obligatoire afin de réduire la charge financière des ménages.
Clôturant son intervention, le Dr Kamba a insisté sur l’urgence d’améliorer les indicateurs de santé, notamment l’espérance de vie, tout en réaffirmant l’engagement de son ministère à traduire les recommandations issues de ces travaux en actions concrètes sur le terrain.

