Le Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe a condamné, en procédure de flagrance, un avocat reconnu coupable de manœuvres judiciaires frauduleuses visant la saisie illégale de l’immeuble de la Rawbank. La sentence prononcée prévoit huit (8) ans de servitude pénale principale, une amende de 500 000 francs congolais, ainsi que l’arrestation immédiate du condamné.
Réagissant à cette décision, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a exprimé sa satisfaction, saluant un jugement qu’il qualifie d’exemplaire. L’accusé avait été interpellé la veille des faits et jugé dans le cadre d’une procédure accélérée, traduisant la volonté des autorités judiciaires de réagir avec fermeté face aux dérives constatées dans le secteur.
Dans un message publié sur son compte X (ex-Twitter), le ministre a souligné que cette condamnation marque un tournant dans la lutte contre l’impunité au sein du système judiciaire congolais.
« Cette décision démontre que la justice de notre pays demeure ferme face aux dérives et que nul statut, nulle influence ne saurait prévaloir sur la loi. Elle constitue un signal clair dans la lutte contre l’impunité et dans la protection des droits légitimes des citoyens. La justice ne peut être instrumentalisée pour servir des intérêts privés au détriment du droit », a-t-il déclaré.
Guillaume Ngefa a, par ailleurs, réaffirmé la détermination du gouvernement à poursuivre la moralisation de la chaîne judiciaire et à œuvrer pour la restauration de l’autorité de l’État, afin de garantir la sécurité juridique et le respect du droit de propriété.
Ce jugement envoie un message fort tant aux acteurs du système judiciaire qu’à l’opinion publique. Il s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement de l’État de droit en République démocratique du Congo, traduisant la volonté des autorités de lutter activement contre les pratiques illégales et les abus de pouvoir au sein de l’appareil judiciaire.



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