Le chef d’état-major de l’armée ougandaise, Muhoozi Kainerugaba, a rapidement fait marche arrière après avoir accusé les États-Unis de soutenir l’opposition politique en Ouganda. Le vendredi 30 janvier 2026, il avait annoncé sur le réseau social X la rupture de toute coopération avec Washington.
Dans cette communication, depuis supprimée, Muhoozi Kainerugaba affirmait que l’ambassade américaine apportait son soutien à Bobi Wine, figure de l’opposition, qu’il disait alors porté disparu depuis l’élection présidentielle du 15 janvier.
Moins d’une heure plus tard, le fils du président Yoweri Museveni Kaguta a présenté des excuses publiques, reconnaissant s’être appuyé sur des informations erronées. Il a indiqué avoir échangé avec l’ambassadeur des États-Unis en Ouganda et a assuré que les relations diplomatiques entre Kampala et Washington demeuraient intactes. Le chef d’état-major a également précisé que les messages controversés avaient été retirés de la plateforme.
Cet épisode survient dans un contexte postélectoral tendu en Ouganda, pays d’Afrique de l’Est dirigé depuis plus de trois décennies par Yoweri Museveni. Le scrutin présidentiel a été marqué par des accusations de fraude, des pressions sur l’opposition et une attention accrue de la communauté internationale à l’égard des autorités ougandaises.
Paluku Kaseso Elias

