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RDC : face à la 17ᵉ épidémie d’Ebola, le Gouvernement mise sur l’approche « Une Santé »

La République démocratique du Congo adapte sa stratégie de riposte contre la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola (MVE). Le Gouvernement a présenté, ce vendredi à Kinshasa, le Plan de préparation et de réponse « Une Santé », appelé à orienter les interventions au cours des six prochains mois.

La rencontre, présidée par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Samuel Roger Kamba, a réuni plusieurs partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants des Nations unies, de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), de l’Africa CDC et des missions diplomatiques.

Le Directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), Dieudonné Mwamba Kazadi, a également pris part à cette réunion. Son institution joue un rôle majeur dans la coordination multisectorielle de la riposte contre cette 17ᵉ épidémie, à travers le dispositif national de gestion de l’incident.

Une stratégie adaptée aux réalités du terrain

Cette nouvelle orientation tient compte des enseignements tirés des premières semaines de l’épidémie et des caractéristiques du virus Ebola-Soudan. Selon le ministre de la Santé, les premiers signes de la maladie peuvent parfois être moins alarmants, ce qui risque de retarder le recours aux soins et de favoriser la circulation du virus au sein des communautés.

Pour y faire face, le Gouvernement entend renforcer la détection précoce et décentralisée des cas, notamment dans les structures sanitaires. La surveillance épidémiologique ne sera donc plus essentiellement concentrée autour des centres de traitement Ebola, mais davantage intégrée au système de santé afin de faciliter l’identification rapide des cas suspects et leur prise en charge.

La gratuité des soins dans les zones touchées constitue également un levier important pour réduire les obstacles financiers à l’accès aux soins et encourager les populations à consulter rapidement en cas de symptômes.

Une riposte davantage rapprochée des communautés

Le Plan « Une Santé » prévoit par ailleurs une décentralisation accrue des activités de riposte, jusqu’au niveau des quartiers en milieu urbain et des villages en milieu rural.

L’objectif est de rapprocher les équipes et les interventions des populations, tout en renforçant la surveillance communautaire. Cette démarche repose sur une mobilisation coordonnée des secteurs de la santé humaine, animale et environnementale, conformément au principe « Une Santé ».

L’INSP au centre de la coordination

L’Institut national de santé publique occupe une place centrale dans l’organisation de la réponse nationale à la MVE17. À travers le Centre des opérations d’urgence de santé publique et le Système de gestion de l’incident, l’INSP assure la coordination des différentes composantes de la riposte et veille à la cohérence des actions menées sur le terrain.

Cette coordination couvre notamment la surveillance épidémiologique, la prise en charge des malades, les activités de laboratoire, la vaccination, la prévention et le contrôle des infections, ainsi que la Communication des risques et l’engagement communautaire (CREC).

La participation du Directeur général de l’INSP, Dieudonné Mwamba Kazadi, à cette rencontre témoigne de l’implication de l’Institut dans la mise en œuvre opérationnelle de cette nouvelle phase de la riposte.

Le Gouvernement appelle à une meilleure mobilisation des partenaires

Au cours de cette rencontre, le Gouvernement a salué l’engagement des partenaires techniques et financiers mobilisés depuis le début de l’épidémie. Il a toutefois insisté sur la nécessité de rapprocher davantage les engagements annoncés des ressources effectivement disponibles dans les zones affectées.

Un mécanisme de coordination renforcé devrait permettre d’assurer un suivi régulier de l’évolution de la situation, d’identifier les besoins prioritaires et de traduire rapidement les décisions prises au niveau national en actions concrètes sur le terrain.

Les autorités se sont également engagées à accélérer les procédures relevant de leur responsabilité, notamment celles relatives au dédouanement des équipements et intrants destinés à la riposte.

Une communication fondée sur l’évolution réelle de l’épidémie

La communication figure également parmi les priorités de cette nouvelle phase. Le Gouvernement entend privilégier une information régulière, claire et précise sur l’évolution de l’épidémie, en distinguant les zones où la transmission reste active de celles où la situation connaît une amélioration.

Présenté au Conseil des ministres et adopté par celui-ci, le Plan « Une Santé » devient ainsi le cadre de référence de la réponse nationale pour les six prochains mois.

À travers cette stratégie, le Gouvernement et ses partenaires ambitionnent de renforcer la coordination, de rapprocher les services de riposte des communautés et d’adapter les interventions aux réalités locales, avec pour objectif de contenir la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola et de mieux protéger les populations.

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