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RDC : Journée mondiale de l’eau, les ASUREP plaident pour l’égalité et l’accès à l’eau

À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, célébrée le 22 mars sous le thème « L’eau, source d’égalité », les Associations des Usagers des Réseaux d’Eau Potable (ASUREP) ont appelé à un renforcement de l’implication des femmes dans la gestion de l’eau et à un accès équitable pour tous.

Les ASUREP rappellent que la corvée d’eau repose majoritairement sur les femmes et les jeunes filles, limitant leur éducation, leur santé et leur autonomie économique. Elles plaident donc pour une participation accrue des femmes dans les instances décisionnelles liées à la gestion de cette ressource vitale.

À Kinshasa, les ASUREP soulignent leur rôle complémentaire à celui de la REGIDESO, en particulier dans les quartiers périphériques où les réseaux officiels restent insuffisants. Dominique Sowa Lukono, secrétaire exécutif de la Fédération des ASUREP, a insisté sur l’importance de reconnaître ce modèle communautaire, plus proche des réalités locales et plus efficace dans les zones mal desservies.

Sur le terrain, des initiatives concrètes montrent l’impact de ces actions. À Bena Leka, dans le territoire de Demba (Kasaï Central), plus de 22 bornes-fontaines ont été installées, permettant à plus de 5 000 habitants d’accéder à l’eau potable. Ce projet a été rendu possible grâce à l’implication de l’honorable Dominique Sowa Lukono.

Depuis 2009, les ASUREP fournissent de l’eau potable dans plusieurs communes et provinces, touchant aujourd’hui plus de 1,5 million d’habitants. Selon Dominique Sowa Lukono, les installations communautaires permettent de réduire considérablement le coût pour les familles : entre 20 et 30 dollars par personne, contre 100 à 150 dollars pour des installations conventionnelles.

Les ASUREP sollicitent désormais une reconnaissance accrue du gouvernement congolais pour leur rôle dans la fourniture d’eau dans les quartiers périphériques et ruraux, insistant sur la complémentarité entre acteurs publics et associatifs dans la gestion de l’eau potable.

Dénis Ngalamulume

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