Le Centre de Ressources et de Dynamisation de la Société Civile (CERDYSOC), la Maison de la Laïcité de Kinshasa (MLK) et la plateforme Panel des experts de la société civile expriment leur inquiétude face à la volonté attribuée au président Félix Tshisekedi de transférer l’ambassade de la République démocratique du Congo de Tel-Aviv à Jérusalem.
Dans une déclaration faite le 4 septembre 2026 à Kinshasa, ces trois organisations estiment qu’une telle démarche serait «contraire aux principes de droit, de justice et de paix ».
Elles considèrent également qu’elle risquerait d’aggraver, selon elles, «l’injustice subie par le peuple palestinien, confronté aux conséquences de l’occupation, aux violences et aux violations de ses droits humains».
Le CERDYSOC, la MLK et le Panel des experts de la société civile rappellent que le statut de Jérusalem demeure une question sensible et non réglée. Ils appellent ainsi les autorités congolaises à traiter cette question avec prudence, conformément au droit international et aux résolutions pertinentes des Nations unies.
« La question de Jérusalem demeure hautement sensible et non réglée », soulignent les trois organisations, qui estiment que son traitement doit contribuer à favoriser une paix durable fondée sur « la dignité et l’équité ».
Dans leur déclaration, le CERDYSOC, la MLK et le Panel des experts de la société civile réaffirment leur « solidarité pleine et entière avec le peuple palestinien et disent soutenir ses droits légitimes, sa liberté et sa dignité».
Ils apportent également leur soutien aux associations pacifiques qui «défendent les intérêts des Palestiniens ainsi qu’aux organisations de la société civile engagées», selon eux, «en faveur d’une paix juste et de la protection effective des civils».
Ces organisations disent, par ailleurs, s’opposer à «toute décision qui pourrait contribuer, directement ou indirectement, à cautionner l’injustice et à affaiblir la cause palestinienne».
Le CERDYSOC, la MLK et le Panel des experts de la société civile appellent enfin le gouvernement et les institutions de la RDC à « reconsidérer toute démarche susceptible», selon eux, «de compromettre l’engagement du pays en faveur du droit international, de la neutralité humanitaire et du respect des populations victimes».
Ils encouragent la République démocratique du Congo à continuer de soutenir la cause palestinienne et à respecter les aspirations du peuple palestinien à une paix fondée sur la justice.

