Le débat sur les réformes constitutionnelles continue d’animer la scène politique congolaise.
Dans une tribune rendue publique, Aubin Nkulu défend la légitimité d’un éventuel changement constitutionnel en s’appuyant sur l’article 5 de la Constitution congolaise, qu’il considère comme le fondement même de la souveraineté populaire.
Sous le slogan latin « Vox Populi, Vox Dei » (« La voix du peuple est la voix de Dieu »), l’auteur estime que le débat sur les réformes constitutionnelles doit rester démocratique, pacifique et centré sur la confrontation des idées plutôt que sur les tensions politiques.
Selon lui, la Constitution congolaise reconnaît explicitement au peuple le pouvoir suprême de décision. Citant l’article 5, Maître Aubin Nkulu rappelle que :
« La souveraineté nationale appartient au peuple. Tout pouvoir émane du peuple qui l’exerce directement par voie de référendum ou d’élections et indirectement par ses représentants. »
Dans cette logique, il soutient que le recours au peuple à travers un référendum ou d’autres mécanismes démocratiques ne constituerait nullement une violation de la Constitution, mais au contraire l’expression la plus directe de la souveraineté nationale.
L’auteur critique également la position de l’opposition politique, qu’il accuse de rejeter toute perspective de révision constitutionnelle alors même que cette possibilité est prévue par la loi fondamentale du pays.
Pour lui, aucune disposition constitutionnelle n’interdit au peuple congolais de se prononcer sur un éventuel changement de Constitution.
« Pourquoi empêcher le peuple de trancher lui-même ? », s’interroge-t-il, estimant que dans une démocratie, les divergences politiques majeures doivent être résolues par le verdict des urnes.
Maître Aubin Nkulu invoque par ailleurs le principe juridique du parallélisme des formes, selon lequel un acte adopté selon une procédure donnée peut être modifié ou remplacé suivant les mêmes mécanismes légaux ayant conduit à son adoption.
Tout en reconnaissant à l’opposition le droit de contester les réformes envisagées, il affirme que la majorité au pouvoir dispose également du droit d’initier des réformes institutionnelles qu’elle juge nécessaires pour renforcer la gouvernance et l’efficacité des institutions.
Dans cette dynamique, il propose la création d’une coalition dénommée « Coalition 5 » ou « C5 », en référence directe à l’article 5 de la Constitution. Une appellation qui, selon lui, symboliserait l’attachement au principe fondamental de la souveraineté du peuple congolais.
En conclusion, l’auteur appelle à un débat démocratique apaisé, fondé sur les idées et la mobilisation citoyenne, tout en rejetant toute forme de violence politique.
MAÎTRE AUBIN NKULU

