Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont déclaré, ce lundi 27 avril, avoir abattu au cours du week-end un drone qui survolait plusieurs lignes de front dans une zone toujours sous forte tension au Sud-Kivu, traduisant la persistance de l’insécurité dans cette province.
D’après le porte-parole du secteur opérationnel Sud-Sud-Kivu, l’appareil a été détecté au-dessus de cinq positions militaires, notamment Kimete, Rugezi, Point Zéro, Mikenge et Kalingi.
Un deuxième appareil détruit en deux semaines
L’administrateur du territoire de Fizi, Sammy Kalonji Badibanga, affirme qu’il s’agit du deuxième drone intercepté en moins de deux semaines dans cette partie du Sud-Kivu.
« Le 25 avril 2026, les FARDC ont neutralisé un deuxième drone attribué à l’armée rwandaise en l’espace de deux semaines. L’appareil survolait la zone de Point Zéro dans le but de collecter des informations sur les positions des FARDC avant d’atteindre ses cibles », a-t-il indiqué.
Selon l’armée congolaise, le drone a été détruit après son interception. Les autorités militaires soutiennent également qu’il aurait été lancé depuis le territoire rwandais, une version confirmée par les autorités locales.
Des victimes civiles évoquées
Sammy Kalonji Badibanga a par ailleurs mentionné une précédente attaque attribuée à ces engins, qui aurait touché des civils dans le village de Point Zéro.
« Plusieurs habitants ont été calcinés. Des hommes ainsi que des femmes enceintes ont été victimes d’une pluie de bombes. Le bilan provisoire s’élève à 40 morts », a-t-il déclaré.
Malgré ces incidents, l’administrateur du territoire de Fizi indique que la situation sécuritaire est restée relativement calme le dimanche 26 avril 2026.

