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Sud-Kivu : lourd bilan humain après l’occupation d’Uvira par l’AFC/M23 soutenu par le Rwanda

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a rendu public un bilan humain provisoire alarmant à la suite de l’occupation de la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, par les rebelles de l’AFC/M23 appuyés par l’armée rwandaise.

Selon une dépêche consultée par l’Agence congolaise de presse (ACP), au moins 1 500 civils ont été tués durant cette période d’occupation. Le document fait également état de près de 300 000 personnes déplacées, parmi lesquelles 12 000 enfants séparés de leurs familles, exposés à une situation humanitaire extrêmement préoccupante.

Ces chiffres ont été communiqués dans la soirée du lundi 19 janvier 2026 par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, à l’issue d’une réunion du gouvernement présidée par la Première ministre Judith Suminwa. L’exécutif congolais dénonce une fois de plus les graves violations des droits humains commises contre les populations civiles.

Rappel des faits : prise et retrait d’Uvira

La ville d’Uvira avait été prise de force par les éléments de l’AFC/M23, soutenus par le Rwanda, dans le cadre de leur offensive menée dans l’est du pays. Cette occupation avait entraîné des combats, des pillages systématiques, des exactions contre les civils ainsi qu’un déplacement massif de la population vers les zones plus sûres.

Face à la pression diplomatique internationale et aux dénonciations répétées de Kinshasa, l’AFC/M23 a annoncé un retrait de la ville, présenté par les autorités congolaises comme un repli stratégique sans abandon réel des positions. Le gouvernement estime que ce retrait ne saurait effacer les crimes commis ni masquer les responsabilités du Rwanda dans cette agression.

Appel à la communauté internationale

Le gouvernement congolais appelle la communauté internationale à tirer toutes les conséquences de ces actes, à renforcer les sanctions contre les soutiens de ces groupes armés et à soutenir les efforts de la RDC pour le rétablissement de la paix et de l’intégrité territoriale.

Kinshasa réaffirme sa détermination à défendre la souveraineté nationale et à obtenir justice pour les victimes de cette occupation meurtrière, alors que la situation humanitaire dans le Sud-Kivu demeure critique.

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