L’état des lieux des opérations de traque des miliciens Mobondo a été dressé jeudi 9 avril à Kikwit par le porte-parole de la 11ᵉ région militaire, lors d’un entretien avec la presse. À ce stade, les opérations militaires connaissent un ralentissement stratégique, privilégiant désormais les actions de sensibilisation et de reddition.
Selon les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), les efforts engagés sur le terrain enregistrent des résultats encourageants. Plusieurs centaines de miliciens ont déposé les armes et se sont rendus volontairement. Le capitaine Antony Mualushayi a précisé que « la majorité de ces combattants sont déjà cantonnés, tandis que d’autres ont été orientés vers des structures étatiques pour servir la nation autrement ». L’armée fait également état d’un nombre important d’armes récupérées.
Toutefois, les autorités militaires restent prudentes. Elles soulignent qu’un mouvement insurrectionnel actif depuis plus de trois ans ne peut être neutralisé en un laps de temps réduit. Les opérations de sensibilisation à la reddition se poursuivent donc sur l’ensemble des zones concernées.
Par ailleurs, le porte-parole de la 11ᵉ région militaire révèle que la majorité des miliciens ayant fait défection provient de la province du Kwango. Une situation qui contraste avec celle du territoire de Kwamouth, dans la province du Maï-Ndombe, considéré comme l’épicentre du phénomène Mobondo, où la menace demeure préoccupante. Certains chefs miliciens continuent en effet de résister à l’appel du gouvernement.
« Nous constatons que la majorité des miliciens qui se sont rendus viennent du Kwango, ce qui laisse penser que la situation reste problématique à Kwamouth, où certains leaders refusent encore de déposer les armes », a déclaré le capitaine Antony Mualushayi.
L’armée indique également que certains éléments réfractaires ont exprimé leur volonté de se rendre auprès du ministre délégué aux anciens combattants, Eliezer Ntambwe.
Lors de son passage à Kwamouth, la reddition des miliciens est restée partielle. En revanche, un succès notable a été enregistré dans la province du Kwango, où des figures à l’origine du mouvement ont annoncé la fin de cette milice. Le mouvement de reddition s’est également étendu à la commune de Maluku.
Au total, plus de 600 miliciens Mobondo ont déposé les armes dans le cadre de la mission de pacification conduite par le ministre Eliezer Ntambwe. Selon ce dernier, la menace résiduelle ne représenterait plus qu’environ 10 %. Plusieurs ex-combattants ont été transférés à Kaniama Kasese, dans le cadre du Service national, pour y apprendre des métiers et faciliter leur réinsertion.



Leave feedback about this