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Budget 2027 : Adolphe Muzito affine les priorités des ministères avant la finalisation de l’avant-projet

Le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a poursuivi, jeudi, les travaux d’arbitrage avec plusieurs ministères sectoriels dans le cadre de l’élaboration de l’avant-projet de loi de finances pour l’exercice 2027.

Cette deuxième journée de consultations s’est déroulée en présence du vice-ministre du Budget, Élysée Bokumwana, du directeur de cabinet adjoint chargé de l’Administration et des Finances, le professeur Jean-Marie Liesse, ainsi que du directeur général de la Politique et de la Programmation budgétaire, Rolly Lengo.

Plusieurs membres du gouvernement et secrétaires généraux ont présenté leurs besoins et priorités, sollicitant, pour certains, une révision à la hausse des crédits prévus pour leurs secteurs. Au centre des discussions : la recherche d’un équilibre entre les ambitions de réforme, les priorités gouvernementales et les ressources disponibles de l’État.

Dans le secteur des Affaires foncières, la ministre O’Neige Nsele a plaidé pour une augmentation des crédits afin d’accompagner la mise en œuvre du Plan foncier national, dont l’adoption est attendue en Conseil des ministres. La modernisation des circonscriptions foncières, la numérisation des services, le contrôle des assujettis et la transparence dans la mobilisation des recettes figurent parmi les principales priorités.

Le secteur des Postes et Télécommunications, dirigé par José Panda, a également sollicité davantage de moyens. Le ministre a mis en avant les performances de son secteur dans la mobilisation des recettes et estimé qu’un renforcement des crédits permettrait d’accroître davantage sa contribution au budget de l’État. Il a notamment insisté sur les investissements nécessaires dans les infrastructures, notamment la fibre optique, les satellites et les réseaux de télécommunications, ainsi que sur le renforcement des services déconcentrés en provinces.

Les besoins en matière d’Hydraulique et d’Électricité ont également été examinés. Le secrétaire général Alfred Loboko a insisté sur l’importance stratégique de ces secteurs, dont le développement nécessite des investissements conséquents pour améliorer l’accès de la population à l’eau potable et à l’électricité.

Du côté de l’Emploi et du Travail, le ministre Ferdinand Massamba a défendu la poursuite des réformes engagées, notamment la modernisation de l’Inspection générale du travail, la digitalisation des services et la construction de centres de formation professionnelle dans plusieurs provinces. Il a indiqué que son ministère affiche actuellement un taux d’exécution budgétaire de 64 %, avec l’ambition d’atteindre 80 % d’ici la fin de l’exercice 2026.

Le ministre délégué chargé de la Défense et des Anciens combattants, Eliezer Ntambwe, a pour sa part présenté le désarmement, la démobilisation et la réinsertion comme des priorités de son secteur. Il a également plaidé pour une meilleure prise en charge médicale et sociale des anciens combattants, en reconnaissance des services rendus à la nation.

Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a également pris part aux arbitrages. Il a défendu notamment la modernisation de la télévision nationale à travers la réhabilitation des infrastructures et l’acquisition d’équipements audiovisuels dans les 26 provinces. La lutte contre la désinformation et les dérives sur les réseaux sociaux figure également parmi les priorités présentées.

La ministre du Genre, Michelle Ombae Kalama, ainsi que les secrétaires généraux relevant du ministère de l’Intérieur ont, eux aussi, exposé leurs besoins. Les discussions ont notamment porté sur les réformes institutionnelles, les relations avec les partis politiques et la prise en charge des autorités coutumières.

Dans le secteur agricole, le ministre Mohindo Nzangi a salué les discussions engagées avec le ministère du Budget et évoqué une enveloppe pouvant atteindre 2 400 milliards de francs congolais, soit environ 1,1 milliard de dollars américains, pour soutenir les programmes agricoles et valoriser le potentiel du pays.

Le ministère de l’Économie numérique a, pour sa part, plaidé pour une augmentation de ses moyens afin d’accélérer la digitalisation des services publics et de contribuer à la modernisation de l’économie nationale.

Au terme de cette deuxième journée, les différentes délégations ont salué l’écoute du Vice-Premier ministre Adolphe Muzito et de ses équipes, tout en reconnaissant que les décisions finales restent conditionnées par les contraintes du cadrage budgétaire.

Les conclusions de ces arbitrages seront consolidées avant la finalisation de l’avant-projet de loi de finances 2027, qui devra ensuite poursuivre son parcours institutionnel jusqu’à son examen et son adoption par le Parlement.

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