Une jeune femme d’une vingtaine d’années s’est donné la mort par pendaison au quartier Bwinyole, dans la commune de Kimemi, en ville de Butembo, province du Nord-Kivu. Le drame s’est produit dans l’après-midi du mardi 24 mars 2026, plongeant la communauté locale dans l’émoi.
Selon la Société civile congolaise, antenne de Butembo, la victime laisse derrière elle son fiancé ainsi qu’un nourrisson de deux mois. Des zones d’ombre entourent encore les circonstances de ce décès, alors qu’une lettre aurait été retrouvée dans la chambre de la défunte.
Célestin Thasi, coordonnateur de cette structure citoyenne, est revenu sur les faits :
« Cette jeune femme, qui venait pourtant d’être dotée le vendredi 20 mars 2026, a été retrouvée pendue dans sa parcelle, dans des circonstances qui soulèvent encore de nombreuses questions et inquiétudes. Une lettre a été retrouvée dans sa chambre, mais elle ne justifie pas clairement cet acte. »
Au-delà du drame, cette situation soulève des interrogations sur les pressions sociales et les conditions de vie des jeunes dans la région. Elle met également en lumière la nécessité d’un accompagnement psychosocial, en particulier pour les jeunes mères confrontées à diverses difficultés.
La société civile condamne fermement cet acte et exprime sa compassion à la famille éprouvée. Elle insiste également sur la nécessité de faire toute la lumière sur ce drame à travers des enquêtes sérieuses.
« La société civile congolaise, communauté urbaine de Butembo, condamne avec la dernière énergie cet acte tragique et présente ses vives condoléances à la famille éprouvée ainsi qu’au fiancé, inconsolable après ce drame qui frappe les deux familles. Nous demandons l’ouverture d’une enquête approfondie et transparente afin d’établir les circonstances réelles de cet incident. Nous appelons également la population de Butembo à la prudence et à une meilleure gestion des émotions dans un contexte marqué par des difficultés socio-économiques croissantes. Enfin, nous exhortons les autorités à prendre des mesures pour protéger les droits des femmes et des filles. »
Ce drame relance le débat sur la prise en charge des détresses sociales et émotionnelles, dans un contexte où de nombreux jeunes font face à des situations difficiles sans accompagnement adéquat.

