Face à l’épidémie de choléra qui touche actuellement la province de l’Équateur, l’Institut National de Santé Publique (INSP) et le Centre des Opérations d’Urgence en Santé Publique (COUSP) ont lancé, ce jeudi, une vaste campagne de prévention le long de l’axe fluvial Mbandaka–Lukolela, considéré comme l’un des corridors les plus sensibles à la propagation de la maladie.
Pendant six jours, du 20 au 25 novembre, 83 professionnels de santé et leaders communautaires participent à une formation intensive à Mbandaka. L’objectif : doter les équipes locales des outils nécessaires pour interrompre les chaînes de transmission sur le fleuve, principal espace de mobilité des populations.
Selon les organisateurs, cette session vise à sécuriser le corridor fluvial, renforcer les compétences en Prévention et Contrôle des Infections (PCI), améliorer les pratiques WASH (Eau, Hygiène et Assainissement), et consolider la surveillance épidémiologique ainsi que l’engagement communautaire, indispensable à une riposte durable.
L’initiative a été officiellement lancée par Mme Blandine Moswala, représentant le CDPS Équateur, qui a rappelé l’urgence d’une action coordonnée dans une province où l’épidémie reste active. « La maîtrise du choléra passe par le contrôle des points névralgiques comme le fleuve. Former les acteurs qui y travaillent au quotidien est une étape majeure », a-t-elle souligné.
Cette campagne est organisée par le COUSP/INSP, à travers le SGI-Choléra, avec l’appui technique de FHI360 dans le cadre du projet EPIC, et un financement du Département d’État américain.
Alors que l’Équateur continue de faire face à des flambées récurrentes, les autorités sanitaires misent sur cette opération pour réduire les risques de contamination et renforcer les mécanismes de prévention dans les zones riveraines. Une démarche qui s’inscrit dans la stratégie nationale d’élimination du choléra en République démocratique du Congo.



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