04/02/2026
Kinshasa - Rdc
Politique

Haut-Uélé : Bismick Boele Losomia justifie la motion de défiance contre le gouverneur Bakomito

La motion de défiance initiée contre le gouverneur du Haut-Uélé, Jean Bakomito Gambu, n’a finalement pas été examinée comme prévu le jeudi 28 novembre 2025. La plénière de l’Assemblée provinciale a été suspendue par décision du vice-ministre de l’Intérieur en charge des Affaires coutumières, Ndeze Katubere Jean-Baptiste, via un communiqué officiel.

Quatre députés provinciaux — Bismick Boele Losomia (Watsa), Siuka Makofi (Dungu), Prosper Salomon Madilu (Wamba) et Jacques Sangba (Rungu) — sont à l’origine de cette motion. Son contenu détaillé n’a pas été débattu en raison de la suspension, mais le document s’articulait autour de trois volets : la gestion des finances publiques et des contrats, l’exploitation artisanale de l’or, et la gestion sociale liée aux membres du cabinet, aux ministres ainsi qu’aux régies et établissements publics.

Les députés défendent l’exercice de leurs prérogatives

Pour les initiateurs, cette démarche relève du contrôle parlementaire normal. Ils estiment agir pour garantir la bonne gestion des ressources provinciales.

Approché par la presse, l’élu de Watsa, Bismick Boele Losomia, insiste sur la gravité des faits relevés :

« Nous avons pris avec beaucoup de sérieux l’exécution du budget. Après avoir réuni tous les éléments, nous avons constaté un problème de bonne gestion. C’est pourquoi nous avons initié cette motion, afin que le gouverneur vienne s’expliquer. Il doit présenter ses moyens de défense ; sinon, nous tirerons les conséquences. »

Le député rappelle que l’Assemblée provinciale reste dans son droit, malgré la décision de suspension :

« Le parlementaire n’est pas suspendu. Les lois de la République et la Constitution garantissent nos prérogatives. Le règlement intérieur nous confère ces pouvoirs. Nous sommes sur la bonne voie et, au moment opportun, cette suspension sera levée. »

« La population ne se retrouve plus »

Bismick Boele souligne que les députés, élus au suffrage direct, sont les véritables représentants de la population :

« L’exécutif n’est pas l’émanation directe du peuple. Le gouverneur est élu par l’Assemblée provinciale. Or, nous constatons que la population ne se retrouve pas dans l’action du gouvernement provincial. »

Il ajoute que la loi ne limite pas le nombre de gouverneurs pouvant se succéder durant un mandat :

« Dès lors que la mauvaise gestion est constatée, la loi permet le remplacement autant de fois que nécessaire. Rien n’oblige à maintenir en poste un gouverneur qui ne gère pas correctement. »

La reprise de la plénière attendue

Pour que l’examen de la motion reprenne, il revient désormais au vice-ministre de l’Intérieur, auteur du télégramme suspendant la plénière, de lever sa décision. L’Assemblée provinciale du Haut-Uélé reste dans l’attente, tandis que le débat politique autour de la gestion provinciale continue de prendre de l’ampleur.

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