Malgré un contexte marqué par les défis sécuritaires dans l’est du pays et la pression exercée sur les finances publiques, le gouvernement congolais affirme poursuivre à un rythme soutenu son programme de modernisation des infrastructures. Les autorités indiquent que le réseau routier modernisé ou en cours de modernisation est passé d’environ 3.000 kilomètres en 2019 à plus de 8.000 kilomètres aujourd’hui, témoignant de l’ambition de renforcer la connectivité nationale et de soutenir le développement économique.
Lors d’un briefing consacré à l’état des infrastructures du pays, le ministre des Infrastructures et Travaux publics a présenté les avancées enregistrées depuis l’arrivée au pouvoir du président de la République, Félix Tshisekedi. Selon lui, les investissements engagés visent à améliorer durablement la mobilité des populations, favoriser les échanges commerciaux et accélérer l’intégration des différentes provinces.
Le ministre a rappelé que cette dynamique s’inscrit dans la vision définie lors de la première Conférence nationale sur les infrastructures, organisée à l’initiative du chef de l’État afin de réunir experts, décideurs et acteurs du secteur autour d’une stratégie commune de développement.
Il a notamment souligné les efforts entrepris pour doter le pays d’un cadre normatif adapté aux exigences modernes des travaux publics. Plus de 350 normes techniques sont en cours d’élaboration afin d’améliorer la qualité, la sécurité et la durabilité des ouvrages réalisés à travers le territoire national.
Des corridors stratégiques pour relier les provinces
Parmi les projets majeurs figure la réhabilitation et la modernisation de la Route nationale n°1, principal corridor routier du pays. Long de près de 3.300 kilomètres, cet axe stratégique relie le port de Banana aux provinces minières du Grand Katanga et constitue un levier essentiel pour le commerce intérieur et régional.
Les autorités mettent également en avant les travaux engagés sur la Route nationale n°2 reliant Mbuji-Mayi à Bukavu sur plus de 1.000 kilomètres. Ce projet comprend notamment la construction de la première autoroute moderne du pays ainsi qu’un pont de 714 mètres destiné à relier les provinces de la Lomami et du Maniema.
D’autres chantiers sont en cours sur plusieurs axes nationaux, notamment les Routes nationales n°4, n°6, n°7, n°8, n°12, n°16 et n°17. Ces infrastructures visent à désenclaver de nombreux territoires et à renforcer les échanges entre les différentes régions du pays.
Une modernisation qui s’étend aux centres urbains
Parallèlement aux grands projets routiers, le gouvernement affirme poursuivre un vaste programme de modernisation urbaine dans plusieurs villes de l’intérieur du pays.
Des travaux de voirie sont actuellement réalisés dans des agglomérations telles que Bunia, Mbuji-Mayi, Kalemie, Bumba, Lodja, Tshikapa, Lubefu, Lumumbaville et Tabinda. Les autorités estiment que ces investissements contribuent à améliorer les conditions de circulation, à soutenir l’activité économique locale et à renforcer l’attractivité des centres urbains.
À Kinshasa, où les besoins en infrastructures routières sont évalués à près de 6.000 kilomètres, le gouvernement indique poursuivre progressivement l’extension du réseau modernisé. L’objectif affiché est d’atteindre à terme 1.000 kilomètres de voirie réhabilitée ou construite selon les standards modernes.
Maintenir le cap du développement
Pour les autorités, ces réalisations démontrent la volonté de maintenir les investissements structurants malgré les défis sécuritaires et budgétaires auxquels le pays est confronté. Le gouvernement considère le développement des infrastructures comme un pilier essentiel de la croissance économique, de l’intégration nationale et de l’amélioration des conditions de vie des populations.
À travers ces différents projets, la RDC entend renforcer sa connectivité territoriale et créer les conditions favorables à une transformation durable de son économie.



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