À l’approche de la rentrée parlementaire prévue le 15 septembre prochain, le député national et Secrétaire général et Président ad intérim de l’UDPS/Tshisekedi, l’honorable Augustin Kabuya Tshilumba, propose de décaler à la soirée la plénière d’ouverture de la session parlementaire. Une option qui permettrait, selon lui, de préserver l’ordre public tout en laissant à la C64 le libre accès à la journée pour organiser sa marche annoncée, dont le point de chute est prévu au siège de l’Assemblée nationale.
Lors d’une rencontre avec les présidents cellulaires de quatre fédérations de l’UDPS/Tshisekedi à Kinshasa, Augustin Kabuya a expliqué que cette proposition vise essentiellement à éviter une éventuelle confrontation entre les militants de la majorité et les manifestants de la C64, dont la mobilisation est annoncée le même jour.
La C64 ayant programmé sa manifestation durant la journée du 15 septembre, le responsable de l’UDPS estime qu’un décalage de la cérémonie officielle de rentrée parlementaire permettrait aux deux activités de se tenir sans chevauchement.
« Nous disons que nous proposons que la plénière d’ouverture se fasse dans la soirée, entre 18h et 19h, puisque elle ne traîne pas pour l’ouverture », a-t-il déclaré.
Cette proposition laisserait ainsi à l’opposition la possibilité de tenir sa manifestation pendant la journée, sans que celle-ci ne coïncide avec la cérémonie officielle marquant la reprise des activités parlementaires.
« Comme ça, qu’ils organisent leur marche pendant la journée, on verra combien ils seront et leur capacité de mobilisation », a ajouté Augustin Kabuya.
Pour le secrétaire général de l’UDPS/Tshisekedi, cette démarche répond avant tout à la volonté d’éviter que deux rassemblements politiques ne se retrouvent simultanément dans un même espace, avec le risque de provoquer des tensions.
Augustin Kabuya affirme avoir saisi, dès mardi, le Bureau de l’Assemblée nationale en sa qualité de député national afin de soumettre officiellement cette proposition.
« Depuis hier mardi, j’ai écrit à notre Bureau de l’Assemblée nationale, comme député national », a-t-il indiqué.
Des copies de cette correspondance, précise-t-il, ont également été réservées à la Première ministre, au vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, au vice-Premier ministre chargé de la Défense ainsi qu’au gouverneur de la ville-province de Kinshasa.
« Nous devons épargner nos enfants »
Augustin Kabuya appelle par ailleurs les différents camps politiques à éviter toute provocation susceptible de dégénérer en affrontements.
« Nous devons épargner nos enfants de ne pas se retrouver avec ces provocations », a-t-il insisté.
Il estime notamment qu’une forte mobilisation des militants de l’UDPS autour du Palais du Peuple ou du siège de l’Assemblée nationale, en parallèle de la manifestation de la C64, pourrait créer des tensions inutiles.
« Eux ne sont pas nombreux et si moi, par exemple, je demande à une fédération de m’accompagner à la rentrée parlementaire, ça peut créer des problèmes », a-t-il expliqué.
Dans cette perspective, le responsable de l’UDPS privilégie une séparation temporelle des deux activités : la C64 pourrait tenir sa marche durant la journée, tandis que les députés se retrouveraient en plénière dans la soirée.
Par ailleurs, Augustin Kabuya a fait état de préoccupations sécuritaires liées à la manifestation annoncée. Il affirme avoir reçu des informations faisant état de la présence éventuelle de machettes parmi un groupe de jeunes qui seraient mobilisés par des opposants. Il préconise, dans ce contexte, une surveillance accrue du déroulement de la manifestation, évoquant notamment l’utilisation de drones afin de suivre la situation sur le terrain.
À travers cette proposition, le secrétaire général de l’UDPS/Tshisekedi dit vouloir privilégier l’apaisement et préserver la quiétude de la population à l’occasion de cette journée qui s’annonce politiquement sensible.



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