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Budget 2027 : Adolphe Muzito clos les arbitrages avec les ministères sectoriels

Le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a clôturé vendredi les consultations avec les ministères sectoriels consacrées aux arbitrages budgétaires pour l’exercice 2027. Cette troisième et dernière journée de travaux a permis d’examiner les besoins prioritaires des différents portefeuilles avant la finalisation de l’avant-projet de loi de finances.

Autour d’Adolphe Muzito et du vice-ministre du Budget, Élysée Bokumwana, plusieurs membres du Gouvernement ont défendu leurs priorités et formulé des propositions visant à ajuster les crédits alloués à leurs secteurs respectifs. L’objectif était notamment de parvenir à une meilleure adéquation entre les recettes attendues et les dépenses nécessaires à la mise en œuvre des politiques publiques.

Dans le secteur du Tourisme, le ministre Didier Mazenga s’est félicité de la prise en compte de la nécessité d’augmenter les crédits alloués à son ministère. Il a estimé que le secteur nécessite davantage de moyens pour soutenir l’innovation, la réhabilitation des infrastructures et la relance de plusieurs projets actuellement en attente.

Le ministre a également évoqué l’intégration au budget 2027 d’un appui financier annoncé des Émirats arabes unis, qu’il a évalué à 1,8 milliard de dollars, en plaidant pour sa prise en compte dans les prévisions budgétaires.

Du côté des Mines, Louis Watum a mis l’accent sur les stratégies susceptibles d’accroître les recettes publiques. Parmi les priorités présentées figurent le renforcement des capacités de l’administration minière, l’équipement de l’Inspection générale des mines et l’intensification des missions de contrôle sur le terrain. Ces mesures devraient notamment contribuer à réduire la fraude dans le secteur minier et à améliorer la mobilisation des recettes.

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a pour sa part salué l’évolution à la hausse des crédits consacrés à son portefeuille. Il a indiqué que les moyens alloués au secteur ont sensiblement progressé ces dernières années, avec une attention particulière portée à la modernisation des frontières, une réforme présentée comme l’une des priorités du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Les échanges ont également porté sur les secteurs de l’Entrepreneuriat, du Développement des PME et de l’Industrie. Justin Kalumba a insisté sur la nécessité d’assurer un financement conséquent du programme présidentiel « Debout Jeunes Congolais », dont la mise en œuvre est déjà engagée et qui devrait bénéficier, selon lui, d’un financement annuel de 100 millions de dollars sur six ans.

Concernant l’industrialisation, le ministre a appelé à ne pas limiter les investissements aux infrastructures et aux équipements visibles, estimant que le développement industriel repose également sur des facteurs moins visibles, notamment les capacités humaines, l’organisation et les réformes structurelles.

Dans le domaine de l’Environnement, la ministre Marie Nyange, accompagnée de la ministre déléguée à l’Économie du climat, Bahati, a plaidé pour une augmentation des ressources destinées aux réformes engagées dans son secteur. Elle a particulièrement insisté sur la rémunération du personnel, affirmant que plus de 80 % des agents de son ministère ne seraient pas rémunérés.

La Justice a également défendu une hausse substantielle de son enveloppe budgétaire. Le ministre Guillaume Ngefa souhaite porter le budget annuel de son ministère d’environ 50 à 100 millions de dollars, afin de répondre aux nombreux défis du secteur. Il a notamment cité le fonctionnement des guichets uniques, des tribunaux de commerce et des tribunaux du travail, ainsi que la prise en charge des juges conciliaires et des juges assesseurs.

Le ministère d’État en charge du Plan a, lui aussi, présenté ses préoccupations et relevé certaines insuffisances dans les prévisions initiales. Parmi les priorités figure la relance et le renforcement de l’Institut national de la statistique, considéré comme un outil essentiel pour améliorer la qualité des données, des projections économiques et de la planification nationale.

Au terme de ces consultations, les équipes techniques du ministère du Budget et des différents ministères sectoriels devront poursuivre les derniers ajustements avant la finalisation de l’avant-projet de loi de finances 2027. Celui-ci suivra ensuite le circuit institutionnel prévu par la législation congolaise avant sa transmission au Parlement, en sa qualité d’autorité budgétaire, pour examen et adoption.

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