Les États-Unis ont annoncé, jeudi, une série de sanctions contre l’ancien président Joseph Kabila, accusé de soutenir la rébellion du Mouvement du 23 mars ainsi que la coalition politico-militaire Alliance Fleuve Congo (AFC), selon un communiqué du département du Trésor.
À travers le Office of Foreign Assets Control (OFAC), Washington reproche à l’ancien chef de l’État d’avoir apporté un soutien financier à l’AFC et d’avoir encouragé des défections au sein des forces armées congolaises au profit de cette coalition active dans l’est de la République démocratique du Congo. Les autorités américaines l’accusent également d’avoir tenté, sans succès, de lancer des attaques contre l’armée congolaise depuis l’étranger.
Le département du Trésor estime que ces agissements contribuent à l’instabilité persistante et au conflit armé dans l’est du pays, où le Mouvement du 23 mars, soutenu selon Washington par le Rwanda, a pris le contrôle de plusieurs zones stratégiques, notamment les villes de Goma et Bukavu.
Selon le communiqué, Joseph Kabila, à la tête du pays de 2001 à 2019, serait récemment rentré en RDC avec l’intention d’influencer la situation politique, notamment en soutenant l’AFC et le M23. Il est également accusé d’avoir cherché à promouvoir un candidat opposé au pouvoir en place.
Les sanctions, prises en vertu d’un décret présidentiel américain, prévoient le gel de tous les avoirs éventuels de l’ancien président aux États-Unis et interdisent toute transaction avec des personnes ou entités américaines.
Washington précise que cette décision s’inscrit dans le cadre de ses efforts pour appuyer les accords de paix signés en décembre 2025 entre la RDC et le Rwanda, et pour contribuer à la stabilisation durable de la région.



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