Le président du Rassemblement pour la Solidarité et la Démocratie (RSD), Ivan Ilunga Ngindu, a réagi ce samedi à la récente prise de position de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) concernant le débat sur la révision de la Constitution. Lors d’une déclaration publique à Kinshasa samedi 20 juin 2026, il a défendu l’initiative portée par le président de la République, Félix Tshisekedi, tout en dénonçant ce qu’il qualifie de campagne de manipulation autour de cette question.
S’adressant au chef de l’État, Ivan Ilunga a appelé ce dernier à poursuivre le processus de réflexion sur une éventuelle réforme constitutionnelle, estimant que les critiques formulées par certains acteurs politiques et religieux ne devraient pas freiner ce débat.
Le président du RSD a notamment condamné la récente sortie médiatique des prélats de la CENCO, opposés à toute modification de la Loi fondamentale. Selon lui, la révision de la Constitution constitue un débat légitime qui doit être abordé dans le respect des principes démocratiques et de la souveraineté du peuple.
Pour étayer sa position, Ivan Ilunga a rappelé que plusieurs responsables politiques aujourd’hui opposés à cette démarche avaient eux-mêmes défendu l’idée d’une révision constitutionnelle par le passé. Il a cité notamment Martin Fayulu qui, selon lui, avait promis de modifier la Constitution s’il accédait à la présidence de la République.
« Martin Fayulu l’avait promis. Aujourd’hui, parce que c’est Félix Tshisekedi qui porte cette réflexion, certains cherchent à la discréditer », a-t-il déclaré.
Sur le fond, le leader du RSD estime que certaines dispositions de la Constitution actuelle limitent l’efficacité de l’action publique et ralentissent la prise de décisions au sommet de l’État. Il juge nécessaire d’engager une réflexion nationale afin d’adapter certaines institutions aux réalités actuelles du pays.
Concernant les craintes liées à l’unité nationale, Ivan Ilunga a tenu à rassurer l’opinion publique. Il a affirmé qu’une éventuelle révision constitutionnelle ne remettrait pas en cause l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
« La RDC restera une et indivisible. La révision de la Constitution ne signifie pas la division du pays », a-t-il soutenu.
Le président du RSD a par ailleurs proposé que toute réforme éventuelle soit soumise à l’appréciation du peuple par voie référendaire ou examinée par les représentants élus au Parlement, conformément aux mécanismes prévus par la loi.
Réaffirmant son soutien au président Félix Tshisekedi, Ivan Ilunga a appelé le chef de l’État à poursuivre son action et à mener jusqu’au bout les réformes qu’il juge nécessaires pour l’avenir du pays.
Dénis Ngalamulume

