Plusieurs officiers généraux et supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont récemment été interpellés et placés sous régime de « liberté contrôlée » pour des faits considérés comme « hautement répréhensibles » et portant sur la sécurité de l’État. L’annonce a été faite samedi par le porte-parole de l’armée, le général-major Sylvain Ekenge, lors d’un point de presse tenu au quartier général des FARDC à Kinshasa.
Selon le général Ekenge, leur détention a été « prolongée conformément à la loi, sur demande du procureur », afin de permettre la poursuite de l’enquête. Il précise que les officiers concernés « sont assignés à résidence dans des conditions acceptables », dans un contexte où des accusations récurrentes de complots, fuites de renseignements ou détournements secouent l’armée depuis plusieurs mois.
“ C’est vrai, plusieurs officiers généraux et supérieurs des FARDC sont actuellement interpellés, mais ils le sont pour des faits hautement répréhensibles liés à la sécurité de l’État ”, a déclaré ce samedi, le porte-parole des forces armées, le général-major Sylvain Ekenge en conférence de presse.
“ Leur durée de détention est prolongée conformément à la loi, sur demande du procureur, pour les besoins de l’enquête. Ils sont assignés à résidence dans des conditions acceptables et placés sous le régime de la liberté contrôlée ”, a-t-il ajouté.
Le même jour, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) est venue tempérer les rumeurs qui circulent autour de ce dossier sensible. Son président, Paul Nsapu, a confirmé que tous les officiers concernés « sont vivants », en bonne santé, et désormais autorisés à recevoir de nouveau la visite de leurs épouses.
Selon lui, le dossier est encore à la phase « d’instruction et d’approfondissement » avant la tenue d’un éventuel procès devant la justice militaire. La CNDH, qui dit avoir reçu de nombreuses plaintes de familles inquiètes, a pu effectuer une visite sur les lieux de détention en compagnie de représentants d’organisations internationales de défense des droits humains.
Paul Nsapu décrit des conditions de privation de liberté « meilleures que celles des prisons classiques » comme Makala ou Ndolo. Il affirme que les officiers disposent d’un suivi médical, d’un accès à la lecture et à certains loisirs. « Ils étaient en joie après la victoire des Léopards contre le Nigeria », raconte-t-il, pour illustrer leur état psychologique jugé stable.
Les visites familiales, suspendues un temps pour des raisons de sécurité, vont reprendre. « Les menaces qui avaient motivé cette suspension sont considérées comme écartées », a assuré Nsapu, qui souligne la nécessité de préserver la dignité des personnes en attente de jugement.
Le président de la CNDH a enfin appelé à la retenue, rappelant que « toute information non vérifiée contribue à alimenter la confusion ». Il a assuré que les officiers interpellés « sont bel et bien en vie, correctement pris en charge et détenus dans des conditions respectueuses de leur dignité », invitant les familles comme l’opinion publique à se fier uniquement aux communications officielles.

